Comment sortir de celui-ci

Hier, en ce 31 mars 2020, la « force d’intervention » de Donald Trump prévoyait entre 100 000 et 240 000 morts en résultat à une infection au virus COVID-19 aux États-Unis. Leur « chef », qui adore qualifier les questions embarrassantes de « mauvaises », n’a eu aucun problème à accepter cette mauvaise nouvelle.

Regardons ces nombres de plus près, précisément le plus élevé des deux. Regardons de plus près ces 240 000 personnes qui sont supposées mourir parce que ce gouvernement se préoccupe plus du marché obligataire et des compagnies aériennes que de la santé et de la sécurité de la population générale. Regardons ces nombres, parce qu’ils – ces agents, ces représentants, ces fonctionnaires qui haussent les épaules – parce qu’ils savent que c’est de nous que viendront ces 240 000 victimes.

Le Centre américain pour le contrôle des maladies, qui est incapable de mettre un kit de test décent dans les mains des professionnels de la santé, rapporte un taux de mortalité du virus de 1,75% aux États-Unis. Ça veut dire que les professionnels de l’équipe d’intervention figurent que 13,7 millions d’entre nous seront infectés par le virus COVID-19, environ 4% de la population. Voilà des nombres plutôt inquiétants, non? Pourtant pas aussi inquiétants que la vitesse à laquelle ces nombres deviendront des cadavres.

Entre le 27 et le 31 mars, l’Organisation mondiale de la santé montre que le nombre d’infections aux États-Unis a doublé. Quatre jours, deux fois plus de cas. Si le taux de transmission se maintient, on atteint les 13,7 millions d’infections et les 240 000 morts en 26 jours, ce qui veut dire, évidemment, que beaucoup d’entre nous n’atteindront rien durant ces 26 jours…

De plus, les données du Centre chinois de contrôle des maladies démontrent que 14% des cas d’infection présentent des symptômes sévères. 14% des 13,7 millions d’infectés, ce qui donne 1,9 millions, auront certainement besoin de services médicaux ou d’hospitalisation d’urgence pour ne pas ajouter aux 240 000 morts inévitables. Au lendemain des 26 jours, ces 1,9 millions qui s’en seront tirés se retrouveront coincés avec une dette médicale immense, faces à une économie qui n’aura aucun travail à leur offrir.

Est-ce le temps de mettre nos affaires en ordre? Est-ce assez le temps de mettre nos affaires en ordre? Pour sûr, et la première affaire à mettre en ordre, c’est… se débarrasser de ce gouvernement, ces institutions d’incompétence menées par les représentants d’une classe dominante où la monnaie courante est la malhonnêteté. Il faut se débarrasser de ce gouvernement soumis à une classe qui pousse une économie où couper dans nos soins médicaux et notre aide à la nutrition, tout en baissant les impôts pour eux est plus que patriotique, c’est un sacrement religieux.

26 jours pour mettre nos affaires en ordre? Commençons par nous organiser pour que chaque travailleur ou travailleuse licencié.e reçoive une compensation égale non pas à son salaire, mais à celui des travailleurs et travailleuses les mieux payés. Si nous étions tous ensemble à travailler, à contribuer tout notre temps au même projet, nous demanderions un seul salaire pour tous. Si nous sommes tous ensemble, à ne pas travailler, nous demandons un seul chômage pour tous. Notre aide sociale ne sera pas remise en cause par une économie des riches, par les riches et pour les riches.

Commençons par demander l’annulation de toutes les dettes de consommateur – toutes les dettes résidentielles, les dettes de voitures, les dettes étudiantes, les dettes médicales, etc.

Commençons par vraiment construire les institutions de santé publique, basée directement dans nos communautés, avec des professionnels issus de celles-ci, et avec la prévention comme principe central de traitement.

Commençons par demander l’ouverture des entrepôts de la FEMA et leur inspection par des comités de médecin.e.s, d’infirmièr.e.s et autres travailleurs et travailleuses d’hôpitaux pour en faire l’inventaire et, en conjonction avec d’autres comités (débardeurs/euses, camionneurs/euses, travailleurs/euses ferroviaires), établir des réseaux de distribution centré sur le besoin, et non la faveur politique.

Commençons par absorber les chômeurs et chômeuses dans ces comités afin de drastiquement réduire la durée des semaines de travail sans induire de pertes de salaire.

Commençons par demander une interdiction d’expulsion ou de saisie.

26 jours, c’est suffisant pour commencer, pour s’assurer qu’un autre 13,7 millions, qu’un autre 240 000 personnes n’aient jamais à faire face à un autre 26 jours.

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